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Le Fils de Saul [images animées ] / László Nemes, réal. ; Géza Röhrig, Levente Molnár, Urs Rechn, act. ; László Nemes, Clara Royer, scénariste ; László Melis, compos. ;

Auteur principal: Nemes , László , Monteur, ScénaristeAuteur secondaire: Royer , Clara , Scénariste;Röhrig , Géza , Acteur;Molnár , Levente , Acteur;Rechn , Urs , Acteur;Melis , László , CompositeurLangue : français, hongrois ; de l'oeuvre originale: hongrois ; des sous-titres: françaisMention d'édition: DigipackPublication : France : TF1 / Ad Vitam , 2016Description : 1 DVD vidéo (1h 47 min)Résumé: Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d'assister les nazis dans leur plan d'extermination. Il travaille dans l'un des crématoriums quand il découvre le cadavre d'un garçon dans les traits duquel il reconnaît son fils. Alors que le Sonderkommando prépare une révolte, il décide d'accomplir l'impossible : sauver le corps de l'enfant des flammes et lui offrir une véritable sépulture. .Public : Interdit aux moins de 12 ans.Sujet - Nom commun: guerre mondiale (1939-1945) Genre: Films dramatiques | fiction Code OPAC: DVDSignalement: Ressources en ligne :Accès en ligne List(s) this item appears in: Films adultes avec sous-titres pour sourds et malentendants | Films adultes en audiodescription
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Item type Current location Collection Call number Status Date due Barcode
DVD DVD L'@telier

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Adulte
Fiction NEM (Browse shelf) Available 4046397

Droit de prêt et de consultation

Film en version originale (hongrois), doublé en français, sous-titré en français, pour sourds et malentendants et en audiodescription

Contient aussi : "With a Little Patience", court-métrage (13 min) de László Nemes - Commentaire audio du réalisateur et du monteur

Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d'assister les nazis dans leur plan d'extermination. Il travaille dans l'un des crématoriums quand il découvre le cadavre d'un garçon dans les traits duquel il reconnaît son fils. Alors que le Sonderkommando prépare une révolte, il décide d'accomplir l'impossible : sauver le corps de l'enfant des flammes et lui offrir une véritable sépulture.

Interdit aux moins de 12 ans

Festival de Cannes : Grand Prix - Prix Fipresci / Compétition officielle - Prix François-Chalais 2016

Oscar : Meilleur film étranger 2016

Golden Globes : Meilleur film en langue étrangère 2016

Comment by Djamal
12/10/2018

L'horreur des camps filmé comme un direct, un reportage ( vous assistez au massacre ), l'horreur telle qu'elle n'avait jamais été montrée au cinéma ni dans les images d'archives, magnifiquement portée à l'écran par l'acteur hongrois Geza Rhorig, nous rappelle '' La liste de Schindler '' ( puissance dix ) et le documentaire d'Alain Resnais '' Nuit et brouillard '' ( 56 ).

Au coeur de la machine à tuer d'Auschwitz ( en 44 ), le juif Saül Auslander, intègre le Sonderkommando, groupe de détenus sursitaires forcés d'assister les nazis dans leur plan d'extermination, forcés d'accomplir à la chaîne les plus dégradantes besognes ( '' Nous sommes les gens les plus tristes sur terre '' ) : dévêtir les arrivants des convois des déportés avant la '' douche '', les rassurer, les pousser dans les chambres à gaz...En longs plans séquences, caméra à l'épaule, caméra vissée sur le visage creusé, yeux las et révoltés de Saül...on le suit Saül et tout ce que l'on voit est ce qu'il voit...

Après '' la douche '', dans les chambres à gaz où Saül se veut rassurant auprès des siens, l'image devient floue, l'horreur hors-champ presque toujours ( devant l'horreur ), le regard se détourne...

Si Saül est déjà mort ( il le sait, il est sursitaire, yeux éteints, douleur muette, il a franchi le Styx portant sur le dos de sa veste une grande croix rouge, il est ciblé), ce qui ne veut pas s'éteindre, c'est l'étincelle d'humanité, Saül en résistance lorsque dans une chambre à gaz il croit reconnaître le cadavre de son fils à qui il décide de donner une vraie sépulture, demande et supplie qu'un kaddish soit prononcé sur sa tombe, pour qu'il ne soit pas jeté à la fosse commune parmi les cadavres, lui, l'enfant et tous ces juifs, tous '' ces morceaux '' comme les appellent les maîtres du camps, leur déniant le nom d'hommes...

Histoire de survie et de souffrance au coeur de l'indicible, une mémoire aussi pour aujourd'hui et pour demain. '' Le film, conclue Lazlo Nemes, ne peut être beau, le film ne peut être séduisant. Ne pas faire un film d'horreur, rester avec Saül '' et continuer à '' penser '' ( sur soi, ses actes et la norme ), contre l'absence de pensée, contre les totalitarismes et '' la banalité du mal '' ( c'est à dire la médiocrité quand la pensée démissionne ) ...Quand des petits fonctionnaires médiocres appliquaient mécaniquement ( démissionnaires de la pensée et donc possiblement coupables de leurs actes ) les consignes d'officiers SS convaincus que le '' juif '' était l'ennemi à abattre de l'Allemagne...

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