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L'amour après / Marceline Loridan-Ivens ; avec Judith Perrignon

Auteur principal: Loridan-Ivens, Marceline, 1928-...., AuteurAuteur secondaire: Perrignon, Judith, 1967-...., CollaborateurLangue : françaisPublication : Paris : Grasset, 2018Description : 1 vol. (156 p.) ; 21 x 13 cmISBN : 978-2-246-81243-2.Résumé: Déportée au camp d'Auschwitz-Birkenau à l'âge de 15 ans, M. Loridan-Ivens relate comment son expérience de condamnée a pu la transformer en un être aimant et aimé, une fois libérée dans le Paris d'après-guerre. Devenue actrice et scénariste, elle livre un témoignage sensible. ­Electre 2018.Sujet - Nom commun: Survivants des camps de concentration -- France | Konzentrationslager Birkenau -- Récits personnels Code OPAC: LivreSignalement: Ressources en ligne :Accès en ligne
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Déportée au camp d'Auschwitz-Birkenau à l'âge de 15 ans, M. Loridan-Ivens relate comment son expérience de condamnée a pu la transformer en un être aimant et aimé, une fois libérée dans le Paris d'après-guerre. Devenue actrice et scénariste, elle livre un témoignage sensible. ­Electre 2018

Comment by Djamal
11/10/2018

Hommage à l'une des dernières voies de la Shoah ( 1928-2018 ), compagne et amie de Simone Weil, morte il y a quelques jours le soir du Kippour. Marceline Loridan-Ivens, écrivaine et cinéaste, a été déportée à Auschwitz ( à l'âge de 15 ans en 42 ) parce qu'un petit ramasseur de noisettes n'avait pas été suffisamment payé. Elle a retrouvé il y a quelques années la lettre de dénonciation à la Gestapo. On voyait à quel point quelques noisettes pouvaient faire basculer une famille entière dans l'oubli car les premiers révisionnistes de l'histoire, les Nazis, à mesure qu'ils détruisaient, voulaient détruire la destruction pour qu'il n'y ait non pas seulement plus de présence juive sur terre mais plus de souvenir de présence juive sur terre. On pourrait imaginer, avant que la Shoah ne tombe dans l'oubli parce que tous les événements tombent dans l'oubli, que l'on puisse un jour édicter un chant ( de la Shoah ) comme celui de L'Iliade et L'Odyssée car si la Guerre de Troie a toujours lieu aujourd'hui, c'est bien grâce au chant d'Homère. Il faudra donc trouver un moyen de ressusciter tous ces morts par un long moment qui pourra détruire l'oubli à coup de génie, de prosodie ou de poésie.

'' L'amour après '' n'est pas seulement le témoignage poignant que fait Marceline de sa reconstruction après l'horreur des camps, le récit courageux sur son expérience de l'amour et du désir ( car comment aimer quand on a été déporté à 15 ans ? ), son rapport au corps, à la chair, ses amours après la Guerre et l'urgence de vivre intensément avec ce besoin, par l'engagement et l'action, de se connecter au monde et de vouloir ( parce que trop marquée ) le changer pour retrouver sa part d'humanité. '' L'amour après '' est aussi le rappel, effrayée par la montée de l'antisémitisme et l'oubli progressif de la Shoah, de l'importance de continuer de préserver la mémoire. Mais comment enseigner la Shoah quand la tendance de fond semble au bannissement du mot, avec la difficulté à la raconter, au rappel de la concurrence des mémoires, des ados affirmant que '' l'on parle trop des juifs '' jus qu' à l'affirmation d'un nouvel antisémitisme sur fond de montée des populismes ?

Marceline raconte l'amour après les camps depuis son petit duplex sous les toits de St Germain des Prés, leçon de vie et d'amour, elle a retrouvé à 89 ans '' sa valise d'amour '', trésor vivant des lettres échangés avec les amours de sa vie et se souvient... Petit bout de femme, rousse à longue jupe avec crinière rouge pétaradante et sourire extra-large, numéro de matricule gravé sur avant-bras : 78.750 '' ...Shalom a lekhem, madame...

'' Mon corps de femme s'est dessiné en même temps qu'il était condamné. A Auschwitz. Que faire de lui ensuite puisque j'avais survécu ? Serait-il capable de désir, de plaisir...D'aimer tout simplement ? ...Je suis revenue de là-bas comme glacée de l'intérieur, j'ai mis tellement de temps à être dans la vie, à pouvoir simplement écouter de la musique..''

Comment by Sacha
29/08/2018

Beau récit avec des anecdotes qui font passer du rire aux larmes.

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