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Tranchecaille / Patrick Pécherot

Auteur principal: Pécherot, Patrick, 1953-...., AuteurLangue : françaisPublication : Paris : Gallimard, 2008Description : 294 p. ; 23 x 16 cmISBN : 9782070123476.Collection: Série noire, 0768-1712Résumé: Le soldat Jonas, jeune paysan arrivé au Chemin des Dames dans les premiers jours de l'année 1917, est exécuté quelques mois plus tard par un peloton militaire, accusé d'avoir profité d'une attaque ennemie pour tuer son lieutenant auquel un différend l'opposait. Chacun des chapitres évoque l'état d'esprit de l'un des protagonistes pour retracer le déroulement de cette affaire judiciaire..Genre: romans policiers Code OPAC: LivreSignalement: Ressources en ligne :Accès en ligne
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Le soldat Jonas, jeune paysan arrivé au Chemin des Dames dans les premiers jours de l'année 1917, est exécuté quelques mois plus tard par un peloton militaire, accusé d'avoir profité d'une attaque ennemie pour tuer son lieutenant auquel un différend l'opposait. Chacun des chapitres évoque l'état d'esprit de l'un des protagonistes pour retracer le déroulement de cette affaire judiciaire.

Comment by Djamal
14/11/2018

Bienvenu chez Tranchecaille et installez-vous entre les interrogatoires d'un soldat, la guerre en première ligne, les mutineries à l'arrière et les permissions de Jonas à Paris auprès de sa '' marraine '' ( pour le réconfort ). Alors que la guerre fait rage, ce deuxième classe ( 334èm régiment d'infanterie ) va passer au tourniquet, accusé d'un double meurtre ( son lieutenant et sa '' marraine '' septuagénaire ), et tandis que l'inspecteur Bohman disposera de 48 heures pour percer le mystère, le capitaine Duparc souhaitera un procès équitable : ni cour expéditive, martiale et sommaire. '' A-t-on songé à l'effet que produira sur l'Arrière le récit lamentable d'un déséquilibré ? Priorité à la cohésion des troupes et la discipline. Brisez les mutineries. Il faut casser net toute tentative de fraternisation avec l'ennemi...On commence par s'échanger du chocolat, on finit par zigouiller ses supérieurs .Le linge sale se lave en famille et celui-là aura sa lessive...'' Parole d'un officier supérieur...

L'accusation est fragile en l'absence de témoignage sérieux. Les interrogatoires débutent : accusés, officiers puis soldats fraternels...Jonas ? Un simulateur ? Un réfractaire ? Un sournois ? Tire-au-flanc ou '' pauvre type '' dont l'avenir tient sur un poteau d'exécution ?

'' S'ils s'obstinent, ces cannibales, à faire de nous des héros, ils sauront bientôt que mes balles seront pour nos propres généraux ...''

Pendant ce temps, le conflit s'éternise, en première ligne, l'offensive du général Nivelle ( avril 17 ) tourne à l'hécatombe : 40 000 morts le premier jour, sur le Chemin des Dames. Offensives / contre offensives... Les généraux jubilent à l'arrière, planqués derrière leur bureau : les vagues d'assaut auront gagné 100 mètres ! Alors un communiqué annoncera une percée foudroyante...

Pour une histoire de pantalon ( un peu trop large pour lui, trop compliqué pour le combat ), une altercation a opposé Jonas à son lieutenant et sa situation s'est aggravée lors qu'il fut accusé ( en plus des meurtres ), d'avoir trempé dans une mutinerie...

'' Que Jonas soit innocent, ils s'en moquent. Ils l'ont déjà condamné. Mais si Jonas est coupable, croyez-vous que le major ne l'est pas, lui aussi pour l'avoir renvoyé en ligne dans son état ? Et au-dessus du major, ceux qui font qu'un homme est capable de ça ? Et cette saloperie où l'on nous a jetée, mon capitaine, qui la jugera ? ''.

L'armée abrite suffisamment de mauvais esprits pour s'en débarrasser et juguler le désordre. Le conseil de Guerre pour l'exemple : la sinistre farce...Marne septembre 14, Verdun 1916, Nivelle 17, la guerre et le sentiment d'être pris pour de la chair à canon...

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