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Paroles de joie [Texte imprimé] / recueillies et présentées par Michel Piquemal ; images de Gianpaolo Pagni

Auteur secondaire: Piquemal, Michel, 1954-...., Éditeur scientifique;Pagni, Gianpaolo, 1969-...., IllustrateurLangue : françaisPublication : Paris : Albin Michel, 2011Description : 1 vol. : illustrations en couleur ; 22 x 13 cmISBN : 9782226220394.Collection: Paroles de... / Marc de Smedt, Michel PicquemalRésumé: Réunion de citations littéraires et philosophiques autour de la joie..Public : Adolescents (à partir de13 ans).Sujet - Nom commun: Joie -- Citations -- Ouvrages pour la jeunesse Code OPAC: LivreSignalement: Ressources en ligne :Accès en ligne
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Jeunesse
Documentaire 113.8 PAR (Browse shelf) Available 2042984071

Réunion de citations littéraires et philosophiques autour de la joie.

Adolescents (à partir de13 ans)

Comment by Jassem
09/02/2017

Joli bouquin avec chouettes illustrations. Un livre, à mon avis, si je fais attention aux noms des auteurs ( dont philosophes comme Sénèque, Weil...) comme au contenu, destiné davantage à une section adulte. Paroles de joie et paroles d' un collégien.

Moi qui suis un petit lunaire joyeux, je ne peux m' empêcher, lorsque j' entends et comprends '' joie '', d' entendre aussi , par opposition, '' tristesse''. Et voilà un petit soupçon de philosophie : joie et tristesse ne s' excluent pas forcément. J' ai bien lu ( et relu ) dans le silence de la nuit ( propice à la reflexion et à la méditation ).

Ces '' philosophes '' ( ou '' sages '' ? on pourrait ajouter pour certains, des professionnels de la philosophie ) semblent vouloir nous apprendre la joie et ( ou comment l' être ), ou nous dire qu' il faut l' être mais sont-ils vraiment indispensables si, à mon niveau, je sais comment et pourquoi être joyeux ? Et par ailleurs, sont-ils vraiment joyeux ces auteurs au moment où ils écrivent leurs pensées ?

La tristesse ne pourrait- elle contenir un peu de '' joie '' si elle me fait prendre conscience de '' ma tristesse '' qui serait une tristesse '' triste '' parce que vaine, improductive ? pour devenir ou '' aller '' vers la joie ou plus de joie ? Et si je suis triste parfois comme parfois ( et souvent en vérité du fait de mon caractère ) je suis joyeux, ne faut-il pas respecter la tristesse , légitime, ( comme aimer ou apprécier ma joie ) parce qu' elle fait partie de la vie et que c' est humain aussi que d' être triste ou mélancolique ?

Peut-on demander ou exiger d' un '' triste '' d' être un '' joyeux '' ? et donc, ces paroles de joie sont-elles à relativiser ? Car si je souhaite être ou vivre comme un mélancolique ou un '' triste '' ( c' est-à-dire avec un tel caractère ), n' est-ce pas aussi ma '' liberté '' que de l' être ? Et à cet instant, ne deviens-je pas une espèce de '' libertaire '' ( c' est-à-dire un individu affranchi ou '' dégagé '' de toutes ces paroles et donc un '' philosophe '' aussi ) pour penser par moi-même plutôt que de m' '' enivrer '' de ces '' sagesses '' ?

Les '' philosophes '' philosophent, parlent de '' joie '' et d' autres choses, je comprends, c' est leur raison d' être aussi, mais dans la vie ( et la nôtre aussi de '' petits collégiens '' ), on fait comme on peux et avec ce que l' on a ( et là , du coup, c' est '' Paroles de Vieux '' ou '' Paroles de '' Sages '' ) : à chacun son '' capital '' de départ comme à chacun son caractère. Nous sommes tous '' inégaux '' et tous '' singuliers ''. Un jour pour la joie et un autre pour la tristesse, ce qui , de la joie et de la tristesse, ne fera pas de jaloux !

Voilà, pour dire aussi ( ma jolie petite faconde, n' est-ce -pas ?) que nous sommes tous un peu ou beaucoup, joyeusement ou...tristement '' philosophes '' . Ne croyez-vous pas? Ainsi soit-il ; Amen...

J' avais oublié cette petite '' formule '' de Montaigne : '' La journée où nous ne rions pas est une journée de perdue ''. A méditer...joyeusement ou ... tristement !

Comment by Djamal
06/02/2017

Après l' amour et la mort, la joie. Jolie collection, bien illustrée, un plaisir de lire avec ...beaucoup de joie, pour ado, curieux et ...anxieux mais pas que. Promenade agréable conduisant à la joie par la pensée, à savourer, avec citations de philosophes : Alain, Sénèque, Bergson, Weil ), d' écrivains ( André Gide, Julien Green...), de poètes et de mystiques...

Une invitation à la joie et au bonheur. S' il est poli d' être gai, alors soyons gai pour être poli. Pour beaucoup, la joie ( le bonheur aussi ) est confondue à la possession d'objets, satisfaction illusoire. La joie est ainsi souvent objectivée alors que cette '' paix durable '' est contenue en nous, comme chagrin et joie dépendent plus de ce que nous sommes ( notre vie intérieure ) que de ce qui nous arrive. Voilà pourquoi on trouve des gens heureux et joyeux dans des lieux de '' pauvreté ''.

Notre civilisation a besoin de joie, cette joie sereine de vivre et le simple fait ou l' émerveillement d' exister devrait nous emplir de joie. ( les mystiques chrétiens parleraient de béatitude ).

Parmi les définitions et propositions multiples de la joie : elle est ( '' extrême orientale '' ) en tout et il suffit de savoir l' extraire ( Confucius ).Elle est ( pour Weil ) notre évasion hors du temps. Pour Voltaire, jouez avec la vie et que chacun fasse ses bulles de savon. Pour Gide, une obligation morale à répandre le bonheur autour de soi, se résoudre à être heureux tandis que la trouver dans celle de l' autre est le secret du bonheur. Et la joie des mystiques ( soufis ) du '' maître '' Hafez, sagesse magnifique: '' Prends la vie comme tu prends cette coupe, le sourire aux lèvres, même si ton coeur saigne. Ne gémis pas comme un luth et cache tes blessures ''

On pourrait convoquer la tristesse pour parler de la joie. Il est juste de dire qu' il est triste d' être triste et la tristesse est peut-être un signe de pauvreté d' âme. On aime rien, même pas soi-même et tout devient laid. On est médiocre et tout devient médiocre. Voilà pour la tristesse, diminution d' être alors que la joie comme le rappelle Spinoza est une augmentation d' être.

Tristesse '' du second degré '', qui n' est pas triste, tristesse active qui ne subit pas, belle et humaine et de l' ordre de la pensée, parce qu' elle sait pourquoi elle est triste. Ce n' est parce que l' on est triste que l' on est triste puisque de grandes tristesses peuvent confiner au sublime. Celles qui consistent à être sans joie dans un monde sans joie, afin de dire à tous combien il peut être ( triste et ) grave de vivre dans un monde sans joie. Profondes tristesses qui nous parlent de joie, qui nous font penser et nous élèvent.

Enfin, dans un monde qui souffre de tragédies nombreuses, de même qu' il n' est pas immoral d' être heureux ( combien de gens le bonheur a-t-il rendu intelligent même s' il est vrai qu' il a rendu certains idiots car c' est bien la médiocrité que l' on tente de rendre heureuse avec ce bonheur comme '' avoir '' et non comme '' être '' ), n' est-il pas irresponsable ou inepte de ne pas être joyeux et un devoir même envers les autres que d' être heureux ?

Car est-ce par ce que le monde sera pauvre et triste qu' il y aura moins de pauvreté et de tristesse sur terre ?

Alors '' exister ( et vivre ) et rien d' autre, cela suffit ! Respirer suffit ! Joie, Joie ! Joie partout ! '' affirme avec enthousiasme le poète Walt Whitman. Pourquoi ne pas tenter de suivre son chemin de vie ?

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